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eut-être pour fuir ou juste pour oublier, peut-être parce qu’il est devenu une sorte d’ange déchu, Jesus se rend dans une espèce de sous-terrain, remplis de gens. Mais ce ne sont pas des gens comme les autres, ils lui ressemblent, ils pensent comme lui… Quand ils peuvent penser.
C’est dans ce parking au centre de la terre qu’il a appris ce qui sera à l’origine de la fin de son monde, c’est là où il s’est rendu compte que tout était faux : « le refuge est dans ton cœur » Encore une comme ça, et on se roule par terre, se dit-il. Comment cette phrase peut-elle être vraie ? Comment peut-on penser que le refuge est dans son cœur quand il est évident que notre cœur bat au rythme de notre vie ? Comment a-t-il pu croire une imbécillité pareille ?
Jesus s’est rendu compte que du jour au lendemain, il a du apprendre à se débrouiller seul, comme un long chemin en ligne droite se terminant par un carrefour et au bout de chaque chemin, un cul-de-sac. Personne pour aider, à part ceux qui ont fait les mêmes erreurs avant et qui ne sont pas prêts d’en reparler et faire part de leur expérience, même si ça éviterait bien des souffrances. Chacun pour soi, et tant pis si tu tombes, puisque tout ce qui ne tue pas rend plus fort, il lui aura fallu apprendre la vie.
Personne ne semble voir que tout part en vrille.
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